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ArcheoDeco ® - 5, Place Nationale - Montauban - France - Boutique agréée par la Réunion des Musées Nationaux - Tel (+33) (0)5 63 63 74 71 -

Collection

Victoire de Samothrace
Editeur Réunion des Musées Nationaux 
Matière Résine patinée effet marbre
Original Musée du Louvre
Matière de l'original marbre de Paros
Dimensions 20 cm x 12 cm x 10 cm
Dimensions 33,5 cm x 22 cm x 16 cm
Dimensions 53 cm x 29 cm x 32 cm
La déesse de la Victoire, une femme ailée, se dressait à la proue d'un navire, sur l'île de Samothrace, surplombant le sanctuaire des Grands Dieux. Ce monument est probablement un ex-voto offert par les Rhodiens pour commémorer une victoire navale remportée au début du IIe siècle av. J.-C. Dans cette oeuvre hellénistique, la théâtralité de l'attitude, la vigueur du mouvement et le drapé bouillonnant se mêlent aux références classiques et préludent au baroque des sculpteurs de Pergame.

C'est en 1863 que Charles Champoiseau, vice-consul de France à Andrinople (Turquie), exhume ce monument exceptionnel à Samothrace, petite île située au nord-est de la mer Egée. La déesse de la Victoire (Nikè en grec) apparaît sous les traits d'une femme ailée dressée sur la proue d'un navire, résistant à l'assaut du vent qui tourmente son vêtement. De sa main droite placée en porte-voix, elle annonçait l'événement à l'occasion duquel elle avait été dédiée. Cette œuvre colossale était présentée dans un écrin de roche creusé dans la colline, un édifice qui surplombait le théâtre du sanctuaire des Grands Dieux. Cette niche abritait peut-être un bassin alimenté en eau dans lequel le bateau semblait naviguer. La disposition de la statue privilégiait la vue de trois-quart gauche, ce qui explique la disparité du travail de sculpture, beaucoup plus sommaire sur le côté droit du corps. Cette mise en scène très théâtrale concourait à renforcer la réalité de l'image en ajoutant à la monumentalité de la déesse, à l'envergure de ses ailes éployées et à l'élan de son corps, projeté vers l'avant.

 

Collection

Aphrodite accroupie
Editeur Réunion des Musées Nationaux 
Matière Résine
hauteur 40 cm dont 7 cm de socle en bois massif noir
Longueur 16 cm
Largeur 12 cm
Original Musée du Louvre
Matière de l'original Marbre

Depuis la voie ouverte par l'art du IVème siècle, notamment par l'athénien Praxitèle qui le premier osa représenter des déesses nues, l'art hellénistique produisit à son tour d'innombrables Aphrodites nues.

Mais, alors que Praxitèle cherchait à atteindre le beau idéal, l'art hellénistique à la clientèle beaucoup plus vaste se proposa seulement de satisfaire un réalisme et une sensualité raffinée.
Néanmoins, la grâce et la fraîcheur de cette Aphrodite accroupie valent la peine d'être soulignées. L'élégance de la pose, l'harmonie des volumes, révèlent un sens de l'équilibre et du rythme.

Atelier de moulage du Louvre

 

 

Collection

Cheval grec
Editeur Réunion des musées nationaux 
Matière Résine
Hauteur 13 cm
Longueur 8,5 cm
Largeur 4 cm
Original Musée national des Arts Asiatiques - Guimet
Matière de l’original Bronze
Cette statuette appartient à la série bien connue des chevaux de bronze de style géométrique qui comptent parmi les plus délicates créations des bronziers grecs du VIIIème siècle avant J.-C.

C'est l'âge où les formes de l'art, qu'elles soient graphiques ou plastiques, s'expriment par le schématisme de figures empruntées à la géométrie. A l'instar des peintres de vases, qui combinent à l'envi leurs variations sur les thèmes du méandre, du triangle, du losange, etc., les artistes bronziers adaptent aussi la silhouette vivante au même canon esthétique. Mais s'il arrive que la figure humaine souffre quelque peu de ce traitement, la morphologie du cheval s'en accommode avec un grand bonheur.

La noblesse de la tête, le galbe de l'encolure, le volume sobrement suggéré des jambes : toutes les parties s'accordent en une simple harmonie qui épure le réel. Ces petites statuettes ont eu un grand succès au VIIIème siècle avant J.-C., comme en atteste le grand nombre des exemplaires conservés : tantôt ce sont des ornements de vases, tantôt des statuettes indépendantes, montées sur leur propre socle, comme c'est le cas ici.
Tous les ateliers de bronziers ont cultivé ce genre, en des versions dont les différences sont dues au génie propre de chacun des centres d'art. Par son envergure, son allure et ses proportions, par le profil de la tête et des jambes, ce bel objet évoque les spécimens des artistes de Corinthe. Mais le caractère adouci de certains accents plastiques donne à penser qu'il s'agit d'une adaptation du modèle corinthien réalisée peut-être dans un atelier de Grèce septentrionale.

 

Collection

tête d'Apollon
Editeur Réunion des musées nationaux 
Hauteur 17,5 cms
Longueur 15 cms
Largeur 6 cms
Matière Résine
Matière de l'original marbre du Pentélique
Original Musée du Louvre
Par son style, cette tête se situe aux environs de 447 à 432 av. J.-C., dans la deuxième moitié de la période dite classique.
On peut juger à travers cette oeuvre de l'évolution qui s'est faite dans la représentation humaine depuis la période archaïque jusqu'à ce moment de l'époque classique. La finesse du dessin de l'arc sourcilier, l'élégance raffinée des boucles de la chevelure, la fermeté de la ligne du nez, la grâce de l'expression du visage tout entier témoignent de cette tendance qui éclatera vraiment dans la deuxième moitié du IV° siècle lorsque le pas sera définitivement franchi et que l'image de l'homme grec idéal cèdera la place à celle de l'individu. Ce passage sera l'aboutissement d'une transformation de la conception de la vie. De l'intellectualisme classique, tout entier tendu vers l'universel, on passera à une observation raisonnée du réel.

Cette admirable tête exprime encore l'idéal classique mais nous fait ressentir tout le chemin parcouru depuis le couros archaïque et l'irréversible progression vers la richesse expressive de l'observation réaliste.

 

Collection

Mime antique
Editeur Réunion des Musées Nationaux 
Matière résine patinée
Hauteur 17 cm dont 2 cm de socle
Largeur 6 cm
Original Musée national de Naples
Matière de l'original Terre cuite
La production de petites figurines en terre cuite existe en Grèce dès le haut archaïsme, pour des usages qui nous sont encore souvent inconnus, tandis que les tanagra, du nom de la ville de Béotie où furent découverts les premiers exemplaires, sont à l'époque hellénistique destinés à décorer les intérieurs d'amateurs de sculptures peu fortunés.

Les thèmes de ces statuettes, qui sont en fait des moulages édités par de nombreux ateliers, sont souvent tirés du quotidien dont les acteurs de théâtre font partie, et dont les facéties fournissent parfois le sujet à de savoureuses représentations.

 

Collection

Athlete vainqueur
Editeur Réunion des musées nationaux 
Matière Résine
Hauteur 44 cm
Largeur 25 cm
Profondeur 25 cm
Original Musée du Louvre
Matière de l'original bronze
La tête était posée sur un pilier de marbre ou de bronze, les yeux étaient incrustés de pâte de verre, du cuivre rouge rehausse la bouche et les sourcils.

L'usage d'élever des statues aux athlètes vainqueurs se conserva longtemps dans le monde grec, même après la conquête romaine. La tête de Benevent a les proportions des visages du V° siècle, mais une sorte de mollesse, l'air doux et réfléchi, succédant à l'expression grave et victorieuse, font penser à une date plus tardive.

L'art de la statuaire Grecque
Il s'agit vraisemblablement d'une oeuvre de l'époque romaine ; le travail un peu affecté de la ciselure, son élégance, la répartition arbitraire des boucles, plus épaisses sous le bandeau, ont la perfection des oeuvres de la renaissance grecque à l'époque d'Auguste.

Peut-être le bronzier romain s'était-il inspiré d'une statue grecque de grande dimension qui n'aurait pas été conservée. La provenance, Benevent, connue dans l'ancienne collection Tyskievicz, confirme cette hypothèse : à l'époque romaine, la région fut longtemps encore sous l'influence hellénique.

 

Collection

Tete des cyclades
Editeur Réunion des Musées Nationaux 
Matière résine
Hauteur 33 cm dont 7 cm de socle
Longueur 15 cm
Largeur 10 cm
Original Musée du Louvre
Matière de l'original Marbre
Ce moulage est la reproduction d'une tête d'idole cycladique en marbre, qui été trouvée dans la petite île de Kéros, au cœur des Cyclades, datant d'environ 2500-2000 avant J.-C.

L'original appartenait sans doute à une statue de femme nue, les bras croisés sous les seins, dans une position légèrement cambrée, la tête un peu renversée en arrière ; c'est du moins ainsi que se présentent la plupart des statuettes appartenant au même groupe, c'est-à-dire à l'art de Spédos ancien, qui correspond à la civilisation du Cycladique Ancien II.

Cette série se caractérise, notamment en ce qui concerne les têtes, par une forme presque ovale où se marque la seule saillie du nez, tandis que les corps, par la force des choses, échappent davantage à l'abstraction et présentent des traits de réalisme un peu plus accusés.
Les statuettes de ce genre se trouvent en assez grand nombre dans les tombes cycladiques de ces époques reculées de l'Age du Bronze ; plutôt que des idoles, comme on l'a cru pendant longtemps, elles symbolisent peut-être le mort ou sa compagne.

 

Collection

Venus de Milo
Editeur Réunion des Musées Nationaux 
Matière résine
Hauteur 30 cm dont 2 cm de socle
Largeur 10 cm
Original Musée du Louvre
Matière de l'original Marbre de Paros

Cette statue occupe une place prépondérante dans l'histoire de la sculpture grecque et du goût pour l'antique.
Il s'agit en effet d'une sculpture originale grecque, datée vers 100 avant J.-C, fortuitement découverte en 1820 dans l'île de Mélos (dite Milo), au sud-ouest des Cyclades, par un paysan, non loin des ruines d'un théâtre antique.
Le style, qualifié parfois de rétrospectif, est caractéristique de la fin de l'époque hellénistique qui renoue avec des thèmes classiques tout en innovant.

Le créateur s'est assurément nourri des expériences de l'art grec classique. La Vénus de Milo s'inscrit en effet dans la tradition du thème créé deux siècles auparavant par le sculpteur Praxitèle. Mais le maître de l'Aphrodite du Louvre a su se libérer de l'héritage du passé et faire preuve d'une originalité créatrice.
Si l'expression du visage conserve une froideur un peu sévère que l'on pourrait taxer de classique, le corps appelle d'autres commentaires.
Tout entier animé d'un mouvement de torsion, il s'inscrit dans toutes les dimensions de l'espace et est véritablement senti comme une œuvre de ronde bosse.
La silhouette mouvante, son attitude tourbillonnante et le modelé aux accents réalistes disent bien le génie du créateur de cette statue.
Elle fut offerte le 1er mars 1821 à Louis XVIII, qui en fit aussitôt don au Louvre. Dès sa découverte, la Vénus de Milo fut unanimement célébrée. Sa venue en France, véritable événement à l'époque, fut consacrée par la frappe d'une médaille commémorative.

Et cette pieuse admiration n'allait jamais connaître d'éclipse. Elle doit à cette vénération le fait de n'avoir jamais été complétée, comme c'était l'usage au XIXème siècle pour les statues antiques qu'on présentait entières. Les nombreux moulages présentés çà et là dans les capitales européennes témoignaient de l'engouement suscité par celle que le poète romantique allemand Henri Heine (1797-1856) appelait Notre Dame de la Beauté.
Le sculpteur Auguste Rodin (1840-1917) louait son ventre splendide, large comme la mer.
Le poète Leconte de Liste (1818-1894) la décrivait comme suit :

Pure comme un éclair et comme une harmonie, ô Vénus, ô beauté, blanche mère des dieux.